Aumônerie de l’Hôpital de Guingamp : Dominique Le Gall et Thierry Pestel, nouveaux responsables. Enregistrer au format PDF

Lundi 19 février 2018 — Dernier ajout mardi 29 mai 2018
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« Recruter, soutenir, former », voilà le résumé de la mission de Gratiane Louvet, récemment nommée par Monseigneur Moutel comme responsable diocésaine des aumôniers d’hôpitaux. C’est à ce titre que Gratiane est venue le dimanche 11 février (dimanche de la Santé) à la basilique Notre-Dame de Bon Secours remettre à Thierry Pestel et à Dominique Le Gall leur lettre de Mission d’aumôniers.

Ces derniers temps, Thierry partageait sa mission d’aumônier avec Claudine Conzatti. Claudine va poursuivre sa mission à l’hôpital de Paimpol. Elle a tenu à remercier les guingampais pour leur « accueil chaleureux », souhaitant « que chacun se sente interpellé par les mots du Christ : »chaque fois que vous avez visité l’un des plus petits de mes frères, c’est moi que vos avez visité« , ajoutant que »le visage du Christ est dans le visage de chacun« . En cela, elle se faisait l’écho de l’homélie du diacre Maurice Échevest : »C’est par le visage que nous entrons habituellement en relation avec les autres […] Il est notre identité. Dieu lui-même s’est donné un visage […] Après bien des générations qui ont cherché à connaître ses traits, il s’est donné à voir par son Fils Jésus venu revêtir notre humanité[…] En se faisant l’un de nous, Dieu, par son Fils Jésus, nous montre son visage à travers ceux que nous rencontrons. " Quant à Dominique Le Gall, secrétaire paroissiale à mi-temps à Bégard, elle va faire ses premiers pas dans le monde hospitalier.

G. Louvet, T. Pestel, D. le Gall
G. Louvet, T. Pestel, D. le Gall

Mot d’accueil (lu par Thierry)

Thierry a d’abord accueilli en son nom propre les fidèles rassemblés à la basilique, puis il a lu le témoignage d’un paroissien lui-même attent par la maladie. Voici ces deux textes. Notre visage est le lieu de communication immédiate ; un sourire en partage, un regard fuyant en disent long de là où nous sommes, de ce qui traverse notre esprit. Ce matin particulièrement nous avons reçu l’invitation à contempler le Visage du Christ, et comme à chaque moment de la vie, nous avons reçu l’invitation à Lui donner à voir notre visage, à nous présenter à lui tel que nous sommes, à nous mettre en sa présence. En arrivant, nous avons pu laisser une trace de doigt, empreinte qui nous représente et que apporterons au cœur de notre célébration, tout à l’heure. Devant, là, se trouve ce bouquet de flammes, empreintes des services et mouvements de la pastorale de la santé sur notre paroisse : Amitié espérance, Aumônerie du centre hospitalier, Fraternité chrétienne des personnes malades et handicapées, Fraternité St Jean Baptiste, Hospitalité Notre Dame de Lourdes, Lourdes Cancer Espérance, Présence Fraternelle, Voir Ensemble. Si ce matin ils sont manifestement présents dans notre prière communautaire, c’est parce qu’il y a 160 ans Marie apparaissait à Bernadette Soubirous à Lourdes, pour la 1re fois ; le 11 février, fête de ces apparitions qui invitent depuis des milliers de personnes malades et fragilisées à garder l’Espérance. Aujourd’hui dimanche de la santé, journée mondiale de prière pour les malades, fête de Notre Dame de Lourdes, nous prierons pour que chacun se reconnaisse dans le Visage du Christ, Dieu fait homme.

Un beau témoignage

Nous vous proposons d’entrer dans cette célébration avec les mots lumineux, de l’un d’entre nous : Je suis un malade anonyme, comme vous l’êtes peut-être, ou votre voisin de ce matin. La maladie, l’accident, la vieillesse, nous mène vers des chemins inattendus, très loin parfois de ce que nous désirons.  Ainsi va la vie. Pour ce qui me concerne, c’est le cancer qui s’est invité dans ma vie, et celle de ma famille.  A plus d’un titre, c’est une épreuve.  Une épreuve en solitaire d’abord, puis une épreuve en famille, une épreuve fraternelle, mais aussi une épreuve de la Foi. Dans mon corps se trouve quelque chose que je ne désire pas, et à quoi je ne peux m’extraire.  C’est un face à face où se mélange la peur, mais surtout l’espoir, et, assez souvent, la Grâce. La Grâce quand je me suis rendu compte que des proches qui s’étaient éloignés de Dieu et de la prière, s’y retrouvent à nouveau.  La Grâce de partager, à l’hôpital, un temps d’échange autour de la spiritualité, du Christ, ou même l’Eucharistie avec l’aumônier et mon voisin de chambre.  La Grâce des échanges profonds et simples avec des proches,  La Grâce de la nudité dans laquelle la fragilité nous met, où il n’y a rien à prouver, seulement à aimer. La maladie est une épreuve de famille aussi. Elle ramène chacun à ses propres angoisses : la souffrance, l’inquiétude, et la peur de la mort qui est possible. Les enfants découvrent leurs parents démunis parfois et espérant tout à la fois. Des trésors cachés à l’intérieur d’un couple, d’une fratrie. Des parents qui, quel que soit l’âge de leurs enfants, sont toujours un père ou une mère. La maladie est une épreuve de famille … l’impuissance des proches… La famille prend une autre dimension, elle peut se resserrer, ou alors éclater. La fragilité est là, il faut prendre soin les uns des autres. La maladie est une épreuve fraternelle. Je m’en suis bien rendu compte. A travers tout les témoignages d’affections reçus, porté par la prière des uns, l’attention des autres, les visites, l’Eucharistie portée à la maison.  … tous ces Simon de Cyrène de tous les jours. La maladie est une épreuve de Foi. Quand j’ai eu le sentiment du fil fragile, ténu qu’est la vie, ma foi était bien petite, si je peux même dire qu’elle était encore là… Du reste, elle ne venait pas de moi cette Foi, mais de Celui qui nous porte toujours, même dans le plus sombre de nos vies, de Celui qui nous porte là où personne d’autre ne peux plus aller, Jésus Christ, le roi d’Amour. Alors voilà, je vous invite à la présence physique bien sûr, mais surtout à la prière. Je sais aujourd’hui, qu’il y a des âmes souffrantes, qui ne peuvent être rejointes que dans la prière, et notre Dame de Bon Secours est un lieu propice à cela. Ce soir, je recevrai l’Onction des Malades, c’est un cadeau du Ciel, et en moi, je porterai tout ce que mon chemin m’a donné de rencontrer de souffrance, et de Grâce. Nous sommes le corps du Christ. Que Dieu nous bénisse de ses deux mains.  

Une partie des bénévoles investis dans le monde de la santé
Une partie des bénévoles investis dans le monde de la santé